La robotique combine une chaîne matérielle dure, moteurs, réducteurs, batteries et une chaîne logicielle en pleine bataille : qui fournira l'Android des robots ?
4.1Les composants critiques
- Réducteurs de précision : composant coûteux, dominé par des fabricants japonais.
- Moteurs et aimants : dépendance aux terres rares et au raffinage chinois.
- Capteurs, batteries, calcul embarqué : lidar, batteries, Nvidia Jetson, puces spécialisées.
- La main : la dextérité et le toucher restent le Graal technique.
4.2Les grands de l'industrie
FANUC, Yaskawa, ABB et KUKA structurent la robotique industrielle. Le rachat de KUKA par Midea en 2016 reste un symbole des transferts de souveraineté industrielle que l'Europe veut éviter.
4.3Les cerveaux : l'Android de la robotique
Nvidia combine puces, simulateur Isaac et modèle GR00T ; Google DeepMind pousse Gemini Robotics ; Physical Intelligence et Skild AI lèvent massivement ; Hugging Face défend l'open source avec LeRobot.
4.4Les intégrateurs humanoïdes
- États-Unis : Figure, Tesla Optimus, Agility, Apptronik, 1X, Boston Dynamics.
- Chine : Unitree, UBTech, AgiBot, Fourier, avec avantage prix et échelle industrielle.
- France : Wandercraft avec Renault, Exotec en logistique, Pollen/Hugging Face en open source.
4.5Verticaux, flottes et services
Les acteurs gagnants vendent souvent un résultat plutôt qu'un robot : Amazon, Exotec, Symbotic, Waymo. Le modèle RaaS (Robot-as-a-Service) transforme le robot en service facturé à l'usage.
Souveraineté : la position française
La France dispose de forces réelles, Wandercraft x Renault, Exotec, Hugging Face/Pollen, Enchanted Tools, Naïo, Parrot, Exail, LAAS-CNRS, Inria, CEA-List, mais reste très dépendante des composants. L'Europe sait inventer ; son défi est d'industrialiser et de garder.
Sources
Morgan Stanley, Humanoid 100 ; JDN sur les acteurs français ; Renault Group, partenariat Wandercraft ; RoboActu sur Aldebaran et l'écosystème français.
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